Princess Bride, Wiliam Goldman

« Il était une fois la plus belle des aventures, auréolée par le grand amour, le seul, le vrai. Le conte intemporel de S. Morgenstern -redécouvert et merveilleusement abrégé par Wiam Goldman – est peuplé de personnages aussi inoubliable que Westley, le beau valet de ferme qui risque sa vie pour la femme qu’il aime ; Inigo Montoya, le fabuleux bretteur qui ne vit que pour venger la mort de son père ; Fezzik, le plus doux et le plus fort des colosses… et bien sûr, Bouton d’or : la princesse, la fiancée, la femme idéale, la plus belle de toute l’histoire du monde. Princess Bride : un bijou d’humour et d’émotion, un merveilleux classique devenu un film culte et le roman favori de millions de lecteurs. »

 

Genre : Light fantasy

 

476 pages
 
« – Et maintenant ? demanda l’homme en noir.

– Nous nous affrontons comme Dieu l’a voulu, dit Fezzik. Pas de trucs, pas d’armes, mon talent contre le vôtre.

– Vous voulez dire que vous allez poser votre pierre, moi mon épée et que nous allons nous entre-tuer comme des gens civilisés ? »

 
Ohlala … Il m’a fallu presque trois semaines pour venir à bout de Princess Bride. J’avais tellement envie de l’aimer ce livre, que me résoudre à l’abandonner était impossible. Et pourtant, il m’est plus d’une fois tombé des mains !
 
L’idée de fond est géniale : William Goldman nous propose de découvrir ici une version, qu’il a lui même abrégé, d’une célèbre conte Florin écrit par le mystérieux S. Morgenstern, que son père lui racontait parfois. Tout cela est fictif bien sûr, et ce petit jeu de mise en scène promettait de savoureux moments. 
 
Ce conte donc, c’est l’histoire d’une jeune fille magnifique, Bouton d’Or, et de son valet Westley. Il l’aime, et lorsqu’elle le comprend enfin, il lui promet de devenir suffisamment riche pour obtenir sa main. Malheureusement, l’histoire sera bien plus compliquée, et il leur faudra passer par bien des difficultés pour vivre enfin leur grand amour. 
 
 
Le livre commence par une introduction centrée sur Goldman nous expliquant, dans un savant mélange de réalité et de fiction, comment il en est finalement venu à écrire cette version abrégée du conte de son enfance. Et problème, ce prologue m’a paru horriblement long, et ni savoureux, ni drôle. J’ai donc sauté quelques pages, pour arriver directement au chapitre un. 
 
Le charme a opéré pendant quelques pages, puis moins, car Goldman ponctue sa version abrégée de ses propres remarques, nous expliquant pourquoi il y a justement procédé, à ces abréviations. Parfois, cela est assez judicieux, d’autres fois, moins. C’est simple, l’auteur m’a donné l’impression de ne jamais vraiment rentrer dans les détails, ne privilégiant que le côté purement parodique de son histoire. Ajoutez à cela que je n’accroche pas spécialement à son humour (surtout quand il s’agit de ses digressions) …
Concernant les personnages, je suis moins mitigée. Vous avez peut-être pu lire un peu partout que Bouton d’Or est insupportable, mais cela sert à cette parodie très « capes et épées ». Les « méchants » m’ont arraché quelques sourires, et les scènes d’action sont rythmées. L’oeuvre est très mordante dans ces moments-là, et c’était exactement ce que j’en attendais.
Pour tenter d’atténuer ma déception, j’ai regardé le film (dont Goldman signe le scénario), et je m’en félicite. C’est une petite merveille d’aventures et de moments un peu loufoques. En conclusion ? Le Goldman écrivain ne m’a pas totalement conquise, le Goldman scénariste OUI !

VERDICT : RATTRAPEE PAR L’ENNUI

 

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