Royal Assassin (The Farseer trilogy #2), Robin Hobb

assassin royal 2Chronique du tome 1

752 pages

Genre : Fantasy

bien aimé

« The second volume in Robin Hobb’s internationally bestselling Farseer series, now reissued in gorgeous new livery. Fitz dreams of Red-Ship Raiders sacking a coastal village, leaving not a single man, woman or child alive. Tortured by this terrible vision he returns to the Six Duchies court where all is far from well. King Shrewd has been struck down by a mysterious illness and King-in-waiting, Verity, spends all his time attempting to conjure storms to confuse and destroy the Red-Ship Raiders. And when he leaves on an insane mission to seek out the mystical Elderings, Fitz is left alone and friendless but for the wolf Nighteyes and the King’s Fool with his cryptic prophesies. » Poursuivre la lecture « Royal Assassin (The Farseer trilogy #2), Robin Hobb »

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Assassin’s Apprentice – The Farseer’s trilogy t.1, Robin Hobb

Couverture par John Howe

« Young Fitz is the bastard son of the noble Prince Chivalry, raised in the shadow of the royal court by his father’s gruff stableman. He is treated as an outcast by all the royalty except the devious King Shrewd, who has him secretly tutored in the arts of the assassin. For in Fitz’s blood runs the magic Skill—and the darker knowledge of a child raised with the stable hounds and rejected by his family.
As barbarous raiders ravage the coasts, Fitz is growin to manhood. Soon he will face his first dangerous, soul-shattering mission. And though some regard him as a threat to the throne, he may just be the key to the survival of the kingdom. »

Genre : Fantasy
480 Pages
VF : L’apprenti Assassin – L’assassin Royal tome 1

 

Ca y est, c’est fait ! Je suis enfin de celles et ceux qui se sont plongé.e.s dans l’univers de l’Assassin Royal. Ultra-chroniqué et commenté sur la blogosphère, ce cycle de trois tomes propose un univers fourni, sans trop de complication, mais sans prendre non plus le lecteur pour une bille.

Le héros de cette histoire se nomme Fitz, et il nous narre son histoire à partir de l’enfance, jusqu’à son adolescence. Le procédé est ingénieux : en réalité, Fitz nous explique au début qu’il a entrepris d’écrire un livre relatant l’histoire des Six-Duchés, son pays, et digresse au fur et à mesure de ses explications historiques pour nous raconter son histoire à lui, qui, on en a aucun doute au bout de quelques pages, va très vite rencontrer l’Histoire avec un H. Le procédé fluidifie grandement la lecture, et nous permet de nous concentrer sur l’action à part entière, reléguant la partie historique à de simples brèves.

 

Fitz est le fils bâtard de Chivalry, lui même héritier du roi Shrewd des Six-Duchés. Elevé par une mère dont il n’a aucun souvenir, il est abandonné encore enfant devant la porte d’une place forte, et est recueilli par la famille royale, qui le reconnaît sans pour autant rendre son existence publique. Il sera d’abord éduqué par le maître palefrenier Burrich (un homme bourru et extrêmement attachant), avant d’être repris en main par la famille royale Farseer, pour tenter d’en faire un maître assassin. Fitz a une petite particularité, un don tout aussi rare que mal perçu : il sait lier son esprit à celui des animaux. On appelle cela « the Wit » (le Vif en vf). Cela lui permettra de créer des liens extrêmement forts et donne lieu à quelques-uns des plus beaux moments du récit (et là je pense à la fin, émue), et j’espère sincèrement que ce don aura une place prépondérante dans les tomes suivants, car c’est vraiment une idée superbe.

Son statut de bâtard lui apportera autant d’avantages que de difficultés, et on apprend peu un peu dans ce tome 1 qui seront les alliés et les ennemis de demain, ou un peu des deux à la fois. Les personnages, le principal comme les secondaires, sont agréables à connaître et à voir évoluer. Chacun est suffisamment creusé selon son importance dans les péripéties à venir, sans pour autant que l’on se sente confus. Pour ma part, je me suis beaucoup attachée à Fitz mais aussi à Burrich que j’évoquais plus haut, à Verity, l’un des fils du roi (et quelqu’un de réellement bon), ainsi qu’à Smithy & Nosy, deux chiens avec qui Fitz se liera profondément.

L’histoire est déroulée de manière lente, mais cela n’est en rien désagréable. D’une part, Robin Hobb a un sacré don. Son style d’écriture se prête parfaitement au récit légèrement fantasy (on n’en fait point trop dans ce tome 1) de Fitz : c’est fluide, simple et pourtant recherché. Les phrases « sonnent ». D’autre part, comme il s’agit aussi de découvrir un nouveau monde, il est nécessaire que cela n’aie pas trop vite, au risque de tout survoler.

Assassin’s apprentice a donc tout du tome d’introduction prometteur d’une suite qui va monter crescendo en qualité. A la toute fin de la lecture de ce tome un, on ne pense pas forcément à ce qu’on vient de lire, mais à ce qu’il va bien pouvoir se passer après ! C’est une qualité (on a réussi à être captivé) mais aussi un défaut. Si je devais en relever un autre, ce serait le manque de quelque chose que j’adore en fantasy : les descriptions. Je sais que ce n’est pas le lot de tout le monde ! Mais j’apprécie en « prendre plein les yeux », et j’ai été un peu déçue ici.

En résumé, je dirai que mon premier contact avec Robin Hobb a été bon, et que je ne tarderai pas à lire la suite pour confirmer mon excellente impression (la fin était particulièrement réussie !). J’espère que le rythme restera le même, mais j’attends cependant d’être un peu surprise par la suite des aventures de Fitz, alors disons que en terme de notes, ce sera un 3,5/5.


[A noter que j’ai fait le choix de le lire en V.O car je trouve les différents découpages organisés par les éditeurs français assez irrespectueux de l’œuvre de l’autrice, et si cela vous intéresse, c’est tout à fait accessible pour peu qu’on se débrouille un minimum.]
 
VERDICT : PROMETTEUR !