Les vestiges du jour, Kazuo Ishiguro

« «Les grands majordomes sont grands parce qu’ils ont la capacité d’habiter leur rôle professionnel, et de l’habiter autant que faire se peut ; ils ne se laissent pas ébranler par les événements extérieurs, fussent-ils surprenants, alarmants ou offensants.
Ils portent leur professionnalisme comme un homme bien élevé porte son costume. C’est, je l’ai dit, une question de « dignité ».» Stevens a passé sa vie à servir les autres, majordome pendant les années 1930 de l’influent Lord Darlington puis d’un riche Américain. Les temps ont changé et il n’est plus certain de satisfaire son employeur. Jusqu’à ce qu’il parte en voyage et songe face à la campagne anglaise au sens de sa loyauté et de ses choix passés … »

-> Kazuo Ishiguro s’est vu décerner en 2017, le prix Nobel de littérature. <-


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Le dimanche des mères, Graham Swift

« Angleterre, 30 mars 1924. Comme chaque année, les aristocrates donnent congé à leurs domestiques pour qu’ils aillent rendre visite à leur mère le temps d’un dimanche. Jane, la jeune femme de chambre des Niven, est orpheline et se trouve donc désoeuvrée. Va-t-elle passer la journée à lire ? Va-t-elle parcourir la campagne à bicyclette en cette magnifique journée ? Jusqu’à ce que Paul Sheringham, un jeune homme de bonne famille et son amant de longue date, lui propose de le retrouver dans sa demeure désertée. Tous deux goûtent pour la dernière fois à leurs rendez-vous secrets, car Paul doit épouser la riche héritière Emma Hobday. Pour la première – et dernière – fois, Jane découvre la chambre de son amant ainsi que le reste de la maison. Elle la parcourt, nue, tandis que Paul part rejoindre sa fiancée. Ce dimanche des mères 1924 changera à jamais le cours de sa vie. »Lire la suite »

L’improbabilité de l’amour, Hannah Rothschild

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Résumé : « De l’atelier d’un peintre du XVIIIe à une boutique crasseuse de Londres, en passant par les salons les plus cossus de l’aristocratie, le périple d’un chef-d’œuvre perdu de Watteau, brusquement redécouvert par une jeune femme sans le sou… À la croisée d’Anita Brookner et de Donna Tartt, un premier roman foisonnant, dont l’excentricité n’a rien à envier au Grand Budapest Hotel, doublé d’une enquête passionnante, érudite, pleine de charme et de suspense sur la face cachée du monde de l’art. »


L’improbabilité de l’amour est le premier roman d’Hannah Rothschild (de la fameuse famille de), une femme un peu touche-à-tout, passionnée d’histoire de l’art, et qui avait envie de nous raconter le milieu opaque et fermé du marché artistique. Une œuvre chorale, aux points de vues multiples qui a su autant me passionner … que m’ennuyer.Lire la suite »

Bilbo le Hobbit, J.R.R. Tolkien

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« Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible qui n’aime pas être dérangé quand il est à table. Mais un jour, sa tranquillité est troublée par la venue d’un magicien nommé Gandalf, et de treize nains barbus qui n’ont qu’une idée en tête : récupérer le trésor de leurs ancêtres, volé par Smaug le dragon sur la Montagne Solitaire. Suite à un malentendu, Bilbo se retrouve malgré lui entraîné dans cette périlleuse expédition. »

Genre : Fantasy
312 pages

 

 
Voilà donc un livre que j’adore, mais qui n’avait pas quitté sa chaude et douillette étagère depuis des années … à l’image de Bilbo et sa petite maison !
Bilbo EST un hobbit. Par essence, il déteste tout ce qui a trait à l’aventure, au bouleversement des habitudes et au changement du train-train quotidien. Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’un jour, Gandalf, son ami magicien, vient solliciter son aide, bientôt suivi par treize nains. La (re)quête est la suivante : les aider, par ses talents de chapardeur, à récupérer le trésor perdu de leur Peuple, garder par le terrible dragon Smaug, non loin de la (terrible elle aussi) Montagne Solitaire. Bilbo finit par accepter, quelque peu contraint, et le voici parti à vivre une année d’une aventure qu’il n’aurait jamais imaginé.
« Dans un trou vivait un hobbit » … Ce sont ses six petits mots cultes qui nous lancent dans ce récit passionnant, raconté par le grand conteur qu’est Tolkien.

Suivre les aventures de Bilbo est un plaisir. Ce Hobbit entre deux âges n’a rien d’un aventurier téméraire ou d’un combattant fougueux, et c’est ce qui fait que l’on s’identifie à lui très facilement. Même s’il n’est pas le narrateur, nous ne connaissons que son point de vue, si bien que certains détails important pour l’histoire future du Seigneur des Anneaux ne sont vus qu’à sa hauteur.

 

Nous avons aussi le plaisir de rencontrer Gandalf, personnage connu de tous pour ses exploits et son aura quelque peu mystique, puisqu’il est bien plus que le simple et facétieux magicien humain dont il a l’air. Plus que jamais ici (et même s’il me semble que J.K. Rowling le conteste un peu), il m’a tant fait penser à Dumbledore ..!
Les Nains, au nombre de treize, ne sont pas en reste. Promis, vous n’aurez pas besoin de retenir tous les prénoms de cette joyeuse compagnie. Thorïn Oakenshield tient forcément la vedette, en tant qu’héritier de la couronne, et même si certains sont plus en retrait que d’autres, il est quand même possible de s’attacher à cette petite troupe plus que nous ne le pensions au début.
Le sommet du livre, si nous exceptons la magnifique bataille de fin, est bien sûr la rencontre entre Gollum et Bilbo, au cours de laquelle le Précieux, l’Anneau Unique, refait surface. Les deux, dans un chapitre savoureux, s’en disputeront la possession par un savant jeu d’énigmes sans comprendre quel est le terrible objet pour lequel ils jouent.
Que puis-je encore dire ? Se plonger dans ce classique de la fantasy, c’est à la fois un plaisir simple, un très bon préambule au Seigneur des Anneaux, puis aussi une manière de comprendre ce qui influence encore tant d’auteurs que l’on aime aujourd’hui.
VERDICT : FORCEMENT CULTE !