L’arche, Boyd Morisson

« Lorsque la brillante archéologue Dilara Kenner obtient des informations cruciales sur la disparition de son père, elle abandonne ses fouilles au Pérou et revient précipitamment aux États-Unis. Ces révélations concernent la légendaire arche de Noé que son père a passé sa vie entière à chercher. Dilara n’a qu’un espoir : Tyler Locke, un homme qu’elle n’a jamais vu et qui est le seul à pouvoir l’aider.

 

Ingénieur de combat de l’armée, Tyler accepte d’assister Dilara dans son périple, de Los Angeles à Terre-Neuve, tandis que les accidents mortels se multiplient autour d’eux. Alors que les pièces du puzzle se mettent en place, ils découvrent qu’ils n’ont que sept jours pour retrouver l’arche avant que son secret ne soit utilisé pour détruire une nouvelle fois toute civilisation. »

 

 
Genre : Thriller mystico-ésotérique
14 heures d’écoute, soit un équivalent de 450 pages
 
 
 
Il y a environ une quinzaine de jours, j’ai appris une très bonne nouvelle pour la toute jeune blogueuse que je suis : j’ai été sélectionné pour recevoir un livre dans le cadre d’une opération masse critique sur le site Babelio. Ma mission : écouter et chroniquer L’arche, un thriller ésotérique, reçu sous forme audiobook. L’éditeur est d’ailleurs Hardigan, qui était déjà derrière mon écoute du Lion de Macédoine le mois dernier. 
 
Je remercie donc le site Babelio pour cette lecture-audio, qui a été une bonne découverte malgré ma méconnaissance TOTALE du genre thriller (et mes quelques mauvaises expériences passées). 
 
Durant toute mon écoute, j’ai pensé à une chose : ce livre, c’est un scénario de cinéma prêt à être tourné ! 
On y suit donc en alternance trois personnages :
– Dilara Kenner, une jeune archéologue trentenaire. Elle assiste au meurtre d’un vieil ami sur le point de lui confier un secret terrible concernant l’Arche de Noé, que son père, porté disparu, recherchait assidument,
– Ulric, le grand méchant de l’histoire, un fanatique de l’histoire du Déluge, bien décidé à en créer un nouveau,
– Tyler, un ingénieur ultra-compétent, passé par les rangs de l’armée US.
Tout ce petit monde se destine à changer/sauver le monde, pour le meilleur ou pour le pire.

 

Gros coup de cœur sur les différents réseaux de lectures pour bon nombre de lecteurs, mon enthousiasme est bien moindre. Cela n’a rien à voir avec le fait que ça ait été pour moi un livre audio, au contraire, puisque le format est en tout point une réussite de part la brièveté des chapitres (donnant un caractère épisodique et addictif à l’ensemble) et la qualité de la narration orale.
Le roman démarre en trombe en enchaînant les rebondissements de toute sorte, et l’on se rend compte que les points de vue alternés nous permettent de situer les enjeux pour chacun, que l’on soit chez les « bons » ou les « mauvais ». Puis, arrivé à la moitié de mon écoute, le trop-plein d’action est devenu longueur ; il y a tellement d’évènements qui empêchent l’histoire d’avancer que mon attention en a pris un coup, et le côté ésotérique de l’histoire se faisait trop attendre : j’avais envie d’exploration, de ruines, de légendes, de mysticisme ..!
Ce ralentissement m’a fait me concentrer plus sur les défauts sur lesquels je fermais les yeux depuis le début de mon écoute, et notamment l’alignement de clichés. Pas un chapitre sans qu’il soit dit que Dilara est belle, grande, brune, svelte et intelligente. Elle a du caractère, sait se battre, se servir d’armes.  Et que Tyler est pareil, à-ceci prêt qu’en plus il est sur-compétent dans tous les domaines (il pilote même des avions de lignes !), et veuf aussi. Et riche.
Je suis cynique, mais je comprends que ce livre plaise. En soit, il est bon, la plume est « facile » mais de bonne facture, et on sent que l’auteur avait à cœur de rendre son histoire crédible malgré la délicatesse du sujet religieux. C’est quelque chose que j’ai apprécié d’ailleurs, le fait qu’il nous explique plusieurs fois que la science peut expliquer le fait religieux, sans pour autant le remettre en cause. Je ne suis à titre personnel pas croyante, mais cela rajoute simplement une once de mystère et sert totalement le livre et l’histoire.
Disons donc qu’il s’agit d’un bon divertissement, si on est prêt à fermer les yeux sur quelques défauts  et incohérences !
VERDICT : PAS MON GENRE
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