Le châtiment de l’empire (Les épées de glace #2), Olivier Gay

« Rekk le boucher, Rekk le sanguinaire est en train de croupir au fond d’une geôle crasseuse. Il n’est plus que l’ombre de lui-même. Et pourtant le meurtre de sa fille reste impuni. Sa soif de vengeance le ronge. Shani n’était alors qu’une servante, elle passait presque inaperçue mais par amour et par amitié, elle libérera le Boucher et ensemble ils mettront l’Empire à feu et à sang. »


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Les + : Une conclusion audacieuse.

Les – : Les dialogues, faux et trop nombreux ; des invraisemblances.


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Six of crows (#1), Leigh Bardugo

« Ketterdam : une ville grouillante de malfrats où tout s’achète si on y met le prix. Ce principe, personne ne l’a fait autant sien que Kaz Bekker, dit « les Mains Sales ». Quand le voleur se voit offrir une mission impossible mais qui le rendra riche, il réunit son équipe : un soldat assoiffé de vengeance, un tireur d’élite accro au jeu, un jeune fugueur des beaux quartiers, une espionne défiant les lois de la gravité, et une Grisha aux puissants pouvoirs magiques. Six dangereux hors-la-loi seuls capables de sauver le monde – s’ils ne s’entretuent pas avant… »


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Les + : Des personnages attachants ; un monde intéressant ; une intrigue prenante …

Les – : … Mais beaucoup trop de confusions au niveau de la narration !Lire la suite »

Le sang sur la lame (#1 Les épées de glace), Olivier Gay

« Dans sa jeunesse, l’empereur Marcus mena de nombreuses guerres et étendit son territoire avec l’aide d’un combattant et général hors pair, Rekk. Ses méthodes impitoyables et sa propension au massacre contribuèrent à pacifier les provinces et à annexer les jungles de Koush, au sud – mais provoquèrent également la haine du peuple. Afin de s’attirer leurs bonnes grâces, l’empereur exila donc Rekk le Boucher aux confins de l’empire. Vingt ans plus tard, Marcus est vieux et malade. Il n’a qu’un fils, Theorocle, qui lui cause plus de souci que de fierté. Les familles nobles intriguent dans l’ombre pour préparer sa succession. Quant à Rekk, ce n’est plus qu’un nom avec lequel les mères effraient leurs enfants le soir. »


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Joli couverture, mais je ne voyais pas le Boucher ainsi.

Les + : Un personnage principal surprenant ; de l’action à revendre ; de belles scènes de combat.

Les – : Trop de dialogues ; une temporalité qui m’a fait (un peu) tiquer.Lire la suite »

Les illusions de Sav-Loar, Manon Fargetton

« Plusieurs versions de la naissance de Sav-Loar circulent dans le royaume. Toutes racontent comme de jeunes magiciennes poursuivies par les capes d’or se réfugièrent dans la forêt des Songes et y érigèrent une ville secrète. Sans être entièrement fausses, ces légendes sont approximatives, car les fondatrices de cette ville n’avaient rien des adolescentes terrifiées et à peine pubères qu’elles décrivent. Elles étaient des femmes dans la fleur de leur féminité, à l’apogée de leur art, au zénith de leur colère. Elles étaient d’anciens membres du Clos traquées par leurs pairs, ayant assisté au massacre de deux centres d’entre elles par la peur de la différence et la soif de domination. Sav-Loar, le lever de lune, devint le pendant clandestin d’Astria l’éclatante. Ainsi débuta la nuit des magiciens. »Lire la suite »

L’improbabilité de l’amour, Hannah Rothschild

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Résumé : « De l’atelier d’un peintre du XVIIIe à une boutique crasseuse de Londres, en passant par les salons les plus cossus de l’aristocratie, le périple d’un chef-d’œuvre perdu de Watteau, brusquement redécouvert par une jeune femme sans le sou… À la croisée d’Anita Brookner et de Donna Tartt, un premier roman foisonnant, dont l’excentricité n’a rien à envier au Grand Budapest Hotel, doublé d’une enquête passionnante, érudite, pleine de charme et de suspense sur la face cachée du monde de l’art. »


L’improbabilité de l’amour est le premier roman d’Hannah Rothschild (de la fameuse famille de), une femme un peu touche-à-tout, passionnée d’histoire de l’art, et qui avait envie de nous raconter le milieu opaque et fermé du marché artistique. Une œuvre chorale, aux points de vues multiples qui a su autant me passionner … que m’ennuyer.Lire la suite »

L’arche, Boyd Morisson

« Lorsque la brillante archéologue Dilara Kenner obtient des informations cruciales sur la disparition de son père, elle abandonne ses fouilles au Pérou et revient précipitamment aux États-Unis. Ces révélations concernent la légendaire arche de Noé que son père a passé sa vie entière à chercher. Dilara n’a qu’un espoir : Tyler Locke, un homme qu’elle n’a jamais vu et qui est le seul à pouvoir l’aider.

 

Ingénieur de combat de l’armée, Tyler accepte d’assister Dilara dans son périple, de Los Angeles à Terre-Neuve, tandis que les accidents mortels se multiplient autour d’eux. Alors que les pièces du puzzle se mettent en place, ils découvrent qu’ils n’ont que sept jours pour retrouver l’arche avant que son secret ne soit utilisé pour détruire une nouvelle fois toute civilisation. »
Genre : Thriller mystico-ésotérique
14 heures d’écoute, soit un équivalent de 450 pages
  
Il y a environ une quinzaine de jours, j’ai appris une très bonne nouvelle pour la toute jeune blogueuse que je suis : j’ai été sélectionné pour recevoir un livre dans le cadre d’une opération masse critique sur le site Babelio. Ma mission : écouter et chroniquer L’arche, un thriller ésotérique, reçu sous forme audiobook. L’éditeur est d’ailleurs Hardigan, qui était déjà derrière mon écoute du Lion de Macédoine le mois dernier. 
 
Je remercie donc le site Babelio pour cette lecture-audio, qui a été une bonne découverte malgré ma méconnaissance TOTALE du genre thriller (et mes quelques mauvaises expériences passées). 
 
Durant toute mon écoute, j’ai pensé à une chose : ce livre, c’est un scénario de cinéma prêt à être tourné ! 
On y suit donc en alternance trois personnages :
– Dilara Kenner, une jeune archéologue trentenaire. Elle assiste au meurtre d’un vieil ami sur le point de lui confier un secret terrible concernant l’Arche de Noé, que son père, porté disparu, recherchait assidument,
– Ulric, le grand méchant de l’histoire, un fanatique de l’histoire du Déluge, bien décidé à en créer un nouveau,
– Tyler, un ingénieur ultra-compétent, passé par les rangs de l’armée US.
Tout ce petit monde se destine à changer/sauver le monde, pour le meilleur ou pour le pire.
Gros coup de cœur sur les différents réseaux de lectures pour bon nombre de lecteurs, mon enthousiasme est bien moindre. Cela n’a rien à voir avec le fait que ça ait été pour moi un livre audio, au contraire, puisque le format est en tout point une réussite de part la brièveté des chapitres (donnant un caractère épisodique et addictif à l’ensemble) et la qualité de la narration orale.
Le roman démarre en trombe en enchaînant les rebondissements de toute sorte, et l’on se rend compte que les points de vue alternés nous permettent de situer les enjeux pour chacun, que l’on soit chez les « bons » ou les « mauvais ». Puis, arrivé à la moitié de mon écoute, le trop-plein d’action est devenu longueur ; il y a tellement d’évènements qui empêchent l’histoire d’avancer que mon attention en a pris un coup, et le côté ésotérique de l’histoire se faisait trop attendre : j’avais envie d’exploration, de ruines, de légendes, de mysticisme ..!
Ce ralentissement m’a fait me concentrer plus sur les défauts sur lesquels je fermais les yeux depuis le début de mon écoute, et notamment l’alignement de clichés. Pas un chapitre sans qu’il soit dit que Dilara est belle, grande, brune, svelte et intelligente. Elle a du caractère, sait se battre, se servir d’armes.  Et que Tyler est pareil, à-ceci prêt qu’en plus il est sur-compétent dans tous les domaines (il pilote même des avions de lignes !), et veuf aussi. Et riche.
Je suis cynique, mais je comprends que ce livre plaise. En soit, il est bon, la plume est « facile » mais de bonne facture, et on sent que l’auteur avait à cœur de rendre son histoire crédible malgré la délicatesse du sujet religieux. C’est quelque chose que j’ai apprécié d’ailleurs, le fait qu’il nous explique plusieurs fois que la science peut expliquer le fait religieux, sans pour autant le remettre en cause. Je ne suis à titre personnel pas croyante, mais cela rajoute simplement une once de mystère et sert totalement le livre et l’histoire.
Disons donc qu’il s’agit d’un bon divertissement, si on est prêt à fermer les yeux sur quelques défauts  et incohérences !
VERDICT : PAS MON GENRE

Ténèbres sur Sethanon (#3 La guerre de la faille), R.E. Feist

⛔ Spoilers !!! ⛔

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La quête du Silverthorn a été couronnée de succès, et la Princesse Anita sauvée. Mais le prince Arutha sait que les forces du mal n’y ont pas dit leur dernier mot : Les faucons de la nuit, une dangereuse guilde d’assassins, sont de retour et rôdent DANS LES rues de Krondor, tandis qu’au nord l’armée des ténèbres vient de se mettre en marche. Seule la magie pourra peut-être sauver Midkemia des assauts et sortilèges du TERRIBLE nécromant Murmandamus… Pug, Le puissant magicien, et Tomas, le guerrier héritier des seigneurs dragons Valherus, entreprennent alors une quête désespérée. car voici venir l’Ennemi, surgi du fond des âges pour reprendre ce qui lui appartenait …

Genre : High fantasy

 

512 pages
Troisième livre d’un sous-cycle issu d’une saga dantesque qui compte plus d’une trentaine de volumes (on respire),  Ténèbres sur Sethanon a souvent failli me perdre en cours de lecture … comme il aura su terriblement m’accrocher sur quelques pages. Étrangement, alors que ma lecture stagnait depuis plusieurs jours, je me suis décidée à en lire quelques pages mercredi après-midi, et j’ai été happé par un moment du récit incroyable, un pur instant de bravoure fantasy-que (c’est pas dans le dictionnaire, merci) nous relatant d’une manière dingue le siège d’une ville de son début à sa toute fin. Stratégie militaire, batailles, grand-huit émotionnel des victoires et des défaites, j’en suis sortie toute retournée. Qu’on se le dise, R.E. Feist est bougrement bon parfois.
Ce troisième tome donc. Deux années ont passé depuis le retour du prince Arutha et sa joyeuse compagnie à Krondor. Lui est un jeune père et savoure une quiétude bien méritée. Pourtant, il le sait, la paix est loin d’être acquise. C’est bien évidemment le jeune (ex) voleur Jimmy les mains vives – personnage toujours très sympa à suivre – qui va mettre le doigt sur le complot en préparation. Il leur faut alors partir.
L’action se met donc en place lentement, de manière quasi-identique à ce qu’elle était dans Silverthorn – le deuxième tome, si ce n’est que cette fois, il s’agit de sauver l’entièreté du Royaume.

Suivre ces compagnons reste agréable : chacun à son propre caractère, ses propres aspirations et convictions, et le prince Arutha – que j’appréciais déjà beaucoup – est tout simplement devenu mon personnage favori & adoré. Feist l’a sacrément bien dépeint, en faisant de lui cet homme de grands principes, prompt au sacrifice de quelques-uns mais pourtant dénué de froideur, tout en retenu.

Deux autres protagonistes sont aussi au cœur du récit, monopolisant de temps à autre un chapitre de leur point de vue : Pug et Thomas. Personnages principaux du premier tome (Magicien), enfants partis d’absolument rien devenus totalement surpuissants (et le mot est faible), et très sûrement amenés à avoir (encore) un rôle important dans la suite du cycle, il s’avère que … aïe, j’ai détesté les passages les concernant, si bien que j’en ai sauté la plupart. Pourquoi ? Simplement car Feist m’y donne l’impression de s’y auto-parodier, de plonger les-deux-mains-les-deux-pieds-joints dans tous les clichés qui s’offrent à lui. On alterne ainsi ellipses spatio-temporels interminables, rencontres avec des Dieux et des morts, engeances en tout genre … Et absolument rien ne semblent résister à nos deux héros, en pleine promenade de santé. J’ai eu beaucoup de mal à comprendre leurs pérégrinations, puis à m’y intéresser, puis à y croire. En gros, cela nous donne ce genre de phrases un peu lourdaudes :
« Les deux hommes savaient qu’ils n’étaient pas dans ce que Pug appelait « l’espace réel ». En réalité, ils se trouvaient dans ce néant gris que le magicien avait découvert quand il avait, avec l’aide de Macros, refermé la faille qui joignait Kelewan et Midkemia. Mais cette grisaille n’avait pas de substance, car elle n’était que le vide qui séparait les mailles de la trame de l’espace-temps. »

Ça ne m’a pas empêché de comprendre l’histoire, mais honnêtement, sauter des paragraphes et des pages ne fait pas partie de mes pratiques livresques favorites ! Si cela m’arrive sur une autre lecture, je l’abandonne. Ici, impossible car l’autre partie du récit me plaisait ! Le total de tout cela m’a donné un sentiment étrange. Impossible alors de dire que j’ai adoré la fin de ce cycle, puisque ce n’est pas dans son entièreté.

VERDICT : RATTRAPEE PAR L’ENNUI !