Le roi des cendres (#1 La légende des Firemane), R.E. Feist

« Garn abritait cinq grands royaumes jusqu’à ce que le roi d’Ithrace et toute sa famille soient exécutés par l’ambitieux souverain de Sandura. Ithrace était gouverné par les légendaires Firemane à la crinière de feu, craints par les autres monarques. Désormais, il ne reste plus que quatre grands royaumes au seuil de la guerre. Mais on raconte que le fils du dernier roi d’Ithrace a survécu et qu’il est aux mains d’une société secrète nommée Quelli Nacosti, qui s’illustre dans l’infiltration des puissants. Inquiets, les quatre rois offrent une énorme récompense en échange de sa tête. Dans un petit village pacifique, Declan, apprenti forgeron, découvre les secrets de la fabrication du mythique acier royal. Jusqu’à ce que la guerre vienne à lui. Declan doit alors fuir et offrir ses précieuses connaissances au souverain de Marquensas, qui est peut-être le seul à pouvoir vaincre Sandura. Pendant ce temps, dans le domaine secret de Quelli Nacosti, trois amis apprennent l’art de l’espionnage et de la mort : Donte, Hava et Hatu, à la chevelure d’un roux éclatant… »


Genre : Fantasy   –   480 pages

Livre reçu dans le cadre d’un service presse de l’éditeur Bragelonne, via Netgalley.


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Ténèbres sur Sethanon (#3 La guerre de la faille), R.E. Feist

⛔ Spoilers !!! ⛔

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La quête du Silverthorn a été couronnée de succès, et la Princesse Anita sauvée. Mais le prince Arutha sait que les forces du mal n’y ont pas dit leur dernier mot : Les faucons de la nuit, une dangereuse guilde d’assassins, sont de retour et rôdent DANS LES rues de Krondor, tandis qu’au nord l’armée des ténèbres vient de se mettre en marche. Seule la magie pourra peut-être sauver Midkemia des assauts et sortilèges du TERRIBLE nécromant Murmandamus… Pug, Le puissant magicien, et Tomas, le guerrier héritier des seigneurs dragons Valherus, entreprennent alors une quête désespérée. car voici venir l’Ennemi, surgi du fond des âges pour reprendre ce qui lui appartenait …

Genre : High fantasy

 

512 pages
Troisième livre d’un sous-cycle issu d’une saga dantesque qui compte plus d’une trentaine de volumes (on respire),  Ténèbres sur Sethanon a souvent failli me perdre en cours de lecture … comme il aura su terriblement m’accrocher sur quelques pages. Étrangement, alors que ma lecture stagnait depuis plusieurs jours, je me suis décidée à en lire quelques pages mercredi après-midi, et j’ai été happé par un moment du récit incroyable, un pur instant de bravoure fantasy-que (c’est pas dans le dictionnaire, merci) nous relatant d’une manière dingue le siège d’une ville de son début à sa toute fin. Stratégie militaire, batailles, grand-huit émotionnel des victoires et des défaites, j’en suis sortie toute retournée. Qu’on se le dise, R.E. Feist est bougrement bon parfois.
Ce troisième tome donc. Deux années ont passé depuis le retour du prince Arutha et sa joyeuse compagnie à Krondor. Lui est un jeune père et savoure une quiétude bien méritée. Pourtant, il le sait, la paix est loin d’être acquise. C’est bien évidemment le jeune (ex) voleur Jimmy les mains vives – personnage toujours très sympa à suivre – qui va mettre le doigt sur le complot en préparation. Il leur faut alors partir.
L’action se met donc en place lentement, de manière quasi-identique à ce qu’elle était dans Silverthorn – le deuxième tome, si ce n’est que cette fois, il s’agit de sauver l’entièreté du Royaume.

Suivre ces compagnons reste agréable : chacun à son propre caractère, ses propres aspirations et convictions, et le prince Arutha – que j’appréciais déjà beaucoup – est tout simplement devenu mon personnage favori & adoré. Feist l’a sacrément bien dépeint, en faisant de lui cet homme de grands principes, prompt au sacrifice de quelques-uns mais pourtant dénué de froideur, tout en retenu.

Deux autres protagonistes sont aussi au cœur du récit, monopolisant de temps à autre un chapitre de leur point de vue : Pug et Thomas. Personnages principaux du premier tome (Magicien), enfants partis d’absolument rien devenus totalement surpuissants (et le mot est faible), et très sûrement amenés à avoir (encore) un rôle important dans la suite du cycle, il s’avère que … aïe, j’ai détesté les passages les concernant, si bien que j’en ai sauté la plupart. Pourquoi ? Simplement car Feist m’y donne l’impression de s’y auto-parodier, de plonger les-deux-mains-les-deux-pieds-joints dans tous les clichés qui s’offrent à lui. On alterne ainsi ellipses spatio-temporels interminables, rencontres avec des Dieux et des morts, engeances en tout genre … Et absolument rien ne semblent résister à nos deux héros, en pleine promenade de santé. J’ai eu beaucoup de mal à comprendre leurs pérégrinations, puis à m’y intéresser, puis à y croire. En gros, cela nous donne ce genre de phrases un peu lourdaudes :
« Les deux hommes savaient qu’ils n’étaient pas dans ce que Pug appelait « l’espace réel ». En réalité, ils se trouvaient dans ce néant gris que le magicien avait découvert quand il avait, avec l’aide de Macros, refermé la faille qui joignait Kelewan et Midkemia. Mais cette grisaille n’avait pas de substance, car elle n’était que le vide qui séparait les mailles de la trame de l’espace-temps. »

Ça ne m’a pas empêché de comprendre l’histoire, mais honnêtement, sauter des paragraphes et des pages ne fait pas partie de mes pratiques livresques favorites ! Si cela m’arrive sur une autre lecture, je l’abandonne. Ici, impossible car l’autre partie du récit me plaisait ! Le total de tout cela m’a donné un sentiment étrange. Impossible alors de dire que j’ai adoré la fin de ce cycle, puisque ce n’est pas dans son entièreté.

 

VERDICT : RATTRAPEE PAR L’ENNUI !