A silent voice #1, Yoshitoki Oima

Genre : Contemporain đŸ‡ŻđŸ‡”

190 pages

Note : 3 sur 4.

« Shoko Nishimiya est sourde depuis sa naissance. MĂȘme Ă©quipĂ©e d’un appareil auditif, elle peine Ă  saisir les conversations, Ă  comprendre ce qui se passe autour d’elle. EffrayĂ© par ce handicap, son pĂšre a fini par l’abandonner, laissant sa mĂšre l’élever seule.

Quand Shoko est transfĂ©rĂ©e dans une nouvelle Ă©cole, elle s’emploie Ă  surmonter ses difficultĂ©s mais, malgrĂ© ses efforts pour s’intĂ©grer dans ce nouvel environnement, rien n’y fait : les persĂ©cutions se multiplient, menĂ©es par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour Ă  tour intriguĂ©, fascinĂ©, puis finalement exaspĂ©rĂ© par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya dĂ©cide de consacrer toute son Ă©nergie Ă  lui rendre la vie impossible.

Psychologiques puis physiques, les agressions du jeune garçon se font de plus en plus violentes… jusqu’au jour oĂč la brimade de trop provoque une plainte de la famille de Shoko, ainsi que l’intervention du directeur de l’école. À cet instant, tout bascule pour Shoya : ses camarades, qui jusque-lĂ  ne manquaient pas eux non plus une occasion de tourmenter la jeune fille, vont se retourner contre lui et le dĂ©signer comme seul responsable… »

A silent voice – avec d’autres – fait partie de ces titres qui m’attirent depuis que je me suis mise aux mangas. C’est nĂ©anmoins seulement maintenant qu’il me passe entre les mains, avec Ă  l’issue une lecture qui me fait nettement regretter de ne pas disposer immĂ©diatement du second volume.

Nous allons y suivre l’histoire de Shoya, un lycĂ©en qui va ĂȘtre amenĂ© Ă  croiser une figure de son peu glorieux passĂ© : Shoko Nishiyama. Cette jeune fille, malentendante de naissance, a en effet Ă©tĂ© son souffre-douleur durant une annĂ©e de CM2 lointaine, qui a bouleversĂ© leur vie Ă  chacun. Shoko, lasse du harcĂšlement constant, a changĂ© d’Ă©cole Ă  la suite de ces Ă©vĂšnements. Quant Ă  Shoya, il a peu Ă  peu perdu tous ses amis et – l’arroseur arrosĂ© – est dĂ©sormais victime de brimades constantes de la part de ses camarades depuis toutes ces annĂ©es.

Ce premier tome est donc ni plus ni moins qu’un retour dans le passĂ© de nos deux hĂ©ros, afin d’installer leur histoire commune et les liens particuliĂšrement « spĂ©ciaux » qui les lient. Ce procĂ©dĂ© est agrĂ©ablement exploitĂ©, faisant monter l’anxiĂ©tĂ© crescendo quant Ă  la situation de la pauvre Shoko. En effet, rien ne nous est Ă©pargnĂ© quant Ă  son harcĂšlement, jusqu’Ă  faire naĂźtre le malaise.

Pour autant, il ne s’agit pas de se rĂ©jouir de la situation actuelle de Shoya, mais plutĂŽt d’analyser comment plusieurs paramĂštres – et notamment la passivitĂ© des adultes ou encore le culte de la performance du systĂšme Ă©ducatif – ont pu pousser Ă  un point de non-retour. Il m’a semblĂ© que cet angle Ă©tait plutĂŽt inĂ©dit et audacieux – peut-ĂȘtre un peu dĂ©licat ? J’espĂšre simplement que tout ne sera pas trop simple et que cette histoire saura me surprendre, d’oĂč ma rĂ©serve.

CĂŽtĂ© trait, rien Ă  redire. L’ensemble fait preuve d’une dĂ©licatesse et d’un sens du dĂ©tail trĂšs plaisant Ă  parcourir. Rien de bien original ni de percutant nĂ©anmoins.

En conclusion
 Un départ intéressant.

â†Ș L’avis enjouĂ© d’Encres et calames.


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9 réflexions sur “A silent voice #1, Yoshitoki Oima

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