Library Wars : Love and War #7 #8, Kiiro Yumi (d’après le roman d’Hiro Harikawa)

Genre : Dystopie 🇯🇵

187 & 191 pages

Note : 3.5 sur 4.

Chroniques précédentes :

Library Wars #1 #2

Library Wars : Love & war #3 #4

#1 – Momentanés. (#5 #6)

« Une nouvelle rubrique de critiques venimeuses sur le site de la bibliothèque crée un buzz. Hors d’elle quant à son contenu, Iku fait part de sa colère au responsable, Sunagawa, mais la réaction n’est pas celle attendue. Pendant ce temps Satoshi, le frère aîné de Tezuka avec qui il avait rompu tout contact, demande à le voir… C’est alors qu’éclate à la bibliothèque une sombre affaire de dissimulation de livres. Et Iku est désignée comme complice ! »

Après un tome 5 prenant et un tome 6 tout à fait en deçà, il m’est fort plaisant de retrouver dans ces volumes 7 et 8 tout ce qui me réjouit dans l’univers piquant qu’est Library Wars.

Iku, notre balourde héroïne, va se retrouver bien malgré elle mêlée à une obscure intrigue. En effet, celle-ci se voit accuser de censure à la faveur d’un piège qu’on lui a vraisemblablement et consciencieusement tendu ; on estime en effet qu’elle a participé à la suppression de livres du fonds de la bibliothèque aux côtés d’un autre de ses collègues qu’elle connaît à peine, mais à qui elle a néanmoins rendu service en portant un carton. Il va lui falloir endurer les interrogatoires humiliants d’une commission durant de longues semaines, ainsi que les soupçons de ses camarades de dortoir tout à coup méfiants envers elle.

Fort heureusement, ses fidèles compagnons et amis seront là pour l’épauler et découvrir une vérité qui pourrait bien impliquer indirectement Tezuka.

Ce furent deux tomes agréables à lire l’un à la suite de l’autre ; si le premier se concentre sur l’aspect très « politique » de cette série, le second est davantage personnel. Ainsi, nous découvrons mieux les rouages administratifs du corps des bibliothécaires, mais aussi les courants de pensées qui le composent. Si certains professionnels se révèlent foncièrement anti-censure, d’autres pensent qu’il faut au contraire ostraciser les ouvrages portant sur la censure. Une sorte de boucle presque ironique qui nous démontre bien que toute forme de censure est absurde, et c’est une des facettes fortement appréciables de ce manga que de nous faire réfléchir très concrètement à ces questions.

À côté de cela et comme il était évoqué au-dessus, nos personnages ne sont pas en reste. Iku est décidément une sacrée personnalité, alors même qu’elle a enfin la révélation de l’identité de son prince. Avec le recul, sa réaction est toutefois particulièrement mature et dénote même un joli petit passage vers l’âge adulte. Dojo, lui, est tiraillé entre son attachement envers la jeune femme et sa nécessaire exemplarité en tant que lieutenant. Cependant, c’est un personnage appréciable qui n’a pas peur de se mouiller pour son équipe. Un vrai gentil en somme, sous ses dehors de rustre.

Néanmoins, celui qui m’a le plus touché est Tezuka. Nous en apprenons en effet davantage sur son histoire, familiale comme professionnel, et sa vie – malgré ses privilèges – est loin d’être simple. Ce garçon toujours soucieux de briller se retrouve tirailler et son combat intérieur est émouvant. Il me tarde de savoir comment l’arc entamé ici va se terminer pour lui ainsi que pour les autres.

En conclusion… Efficace !


2 réflexions sur “Library Wars : Love and War #7 #8, Kiiro Yumi (d’après le roman d’Hiro Harikawa)

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