L’été où je suis devenue jolie #1, Jenny Han

Genre : Romance YA 🇺🇸

357 pages

Note : 3 sur 4.

(RELECTURE)

« Comme chaque été, Belly, sa mère et son frère passent les vacances chez Susannah et ses deux fils, Conrad et Jeremiah. Belly est très attirée par le sombre Conrad, même s’il reste indifférent à elle. Sous le soleil éclatant, les nuages pointent à l’horizon : Belly accumule les conquêtes sous ses yeux tandis que Jeremiah se déclare à elle alors qu’elle le considère seulement comme un ami. Entre les pichets de thé glacé, les baignades nocturnes, le sel de l’océan sur la peau, un drame couve. Belly dont le cœur bat la chamade, sent que quelque chose va changer, pour toujours… »

J’évoquais le sujet dans mon bilan 2020, mais n’avais pas encore franchi le pas. Ce premier tome de L’été où je suis devenue jolie marque donc le début d’un cycle que j’ai envie d’entamer depuis longtemps : celui des relectures ! C’est – vous vous en doutez peut-être – les différentes publicités concernant l’adaptation de cette saga de Jenny Han par Amazon (elle est aussi l’autrice de À tous les garçons que j’ai aimés, succès Netflix cette fois-ci) qui m’a donné envie de me plonger dans ce qui était dans mes souvenirs, une lecture parfaite pour les jours chauds et alanguis.

Nous sommes aux États-Unis, sur la côte ouest. Notre personnage principal est une adolescente de quinze ans. Belly, de son vrai prénom Isobel, a l’habitude de passer tous ses étés chez la meilleure amie de sa mère – une femme fortunée prénommée Susannah qui possède une immense maison dans une station balnéaire. Deux mois absolument idylliques pour Belly, qui ne vit le reste de l’année que dans l’attente de ce moment précis. Plusieurs raisons à cela : le soleil, le rythme lent des jours qui se suivent et se ressemblent et surtout, la présence magnétique de Conrad, le fils aîné de Susannah, qu’elle aime en secret depuis toujours, mais qui ne semble la voir que comme une petite sœur un peu encombrante. Cependant, Belly a changé, grandit – et c’est armé d’une toute nouvelle assurance qu’elle va aborder un été définitivement différent des autres.

« On était dans le salon. Conrad écoutait de la musique avec ses écouteurs, pendant que Jeremiah et Steven jouaient à un jeu vidéo. Je lisais Emma dans le fauteuil relax, principalement parce que j’étais persuadée que ça me donnait l’air intelligent – en réalité, ça ne me plaisait pas trop. Si j’avais voulu lire un truc vraiment bien, je me serais enfermée dans ma chambre avec Fleurs captives de Virginia C. Andrews, ou un autre bouquin dans le genre, mais pas Jane Austen. »

Laissez-moi vous dire pour commencer que le résumé est une catastrophe – navigant avec brio entre divulgâchage et mensonge…

Hors de cela, cette relecture a été un plaisir. Très honnêtement, ce titre se dévore – il ne m’a fallu que quelques heures pour en venir à bout – et se prête précisément à la chaude saison que nous vivons actuellement. Allongée sur mon transat, j’ai eu plaisir à me plonger dans cette ambiance estivale si bien retranscrite. On s’imagine sans peine aucune l’ambiance de cette station balnéaire où locaux et habitués saisonniers se côtoient dans une période où le temps semble s’être suspendu, loin du rythme de vie trépidant du reste de l’année. L’écriture de Jenny Han est simple, il y a parfois quelques répétitions et redondances, mais cela ne m’a pas vraiment dérangé, car la fluidité est au rendez-vous.

J’ai aimé suivre Belly. C’est – à mon sens et via mon vécu – une adolescente parfaitement crédible entre naïveté sur certains sujets et terrible acuité sur d’autres. Son égoïsme « involontaire » et sa manière de faire de tout un immense problème correspond de fait parfaitement à mes souvenirs de ce que j’ai pu être alors, et je me suis sentie une certaine proximité avec elle qui a contribué à me rendre le personnage éminemment sympathique. Je suis par contre plus dubitative quant aux personnages masculins ; le fameux Conrad dont Belly est entiché est un peu plat. Ce dernier à un frère cadet, Jeremiah, qui est tout autant stéréotypé puisqu’on a une sorte d’opposition frère sombre/taiseux contre frère solaire et sociable. Ils auraient gagné à être étoffés davantage ; ainsi, on saisit que l’adolescence change leurs rapports autrefois innocents entre les uns et les autres, mais on a quelques difficultés à comprendre la fascination de Belly pour eux.

En revanche, j’ai adoré deux personnages qui vivent par les yeux de Belly uniquement et ce qu’elle nous en dit : il s’agit de sa mère, Laurel, et sa fameuse meilleure amie/hôte, Susannah. Les deux femmes se connaissent depuis leurs années fac, et leur amitié est bougrement vivante, nous offrant ainsi les moments les plus touchants du roman, puisque leur monde adulte va venir percuter celui des jeunes et mettre ainsi fin brutalement à l’insouciance qui caractérise l’enfance.

En somme, cette première relecture n’est pas une déception – et c’est agréable ! 🙂

En conclusion… Une plongée imparfaite et pourtant délicieuse dans l’adolescence.

↪ Le coup de foudre de Les lectures de Marinette, l’avis plus que mitigé de L’odyssée littéraire d’Evy.


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